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Santé mentale et empathie, le nouveau socle de la culture d’entreprise

Préserver le bien-être des collaborateurs est un des chantiers prioritaires des responsables RH pour cette année. Des actions scrutées par les collaborateurs qui sont de plus en plus en demande d’initiatives pour les accompagner au quotidien.

De long mois se sont écoulés depuis le début de la pandémie et l’année 2020 a été particulièrement difficile. Le maître mot était “l’adaptation”, tant sur le plan personnel que professionnel. Pour les entreprises, il était primordial de trouver des solutions afin que les changements imposés par la Covid-19 soient sans à-coups. Cela signifiait des formations 100% en ligne, l’onboarding des nouveaux collaborateurs à distance ou encore s’assurer que les collaborateurs soient bien équipés pour travailler et dans de bonnes conditions. Sur ce dernier point, on constate qu’il est primordial de prendre des mesures pour maintenir et préserver le bien-être des employés sous peine d’avoir des conséquences sur la durée. 

Si cette année fut imprévisible dans ses grandes largeurs, 2021 semble mieux se dessiner, notamment sur le plan RH. Nombreux seront les collaborateurs qui ne retourneront pas au bureau avant plusieurs semaines, voire mois. Les responsables RH joueront, encore plus, un rôle clé dans la continuité des activités et seront au cœur des décisions stratégiques sur la gestion du personnel. Retour sur trois aspects de la culture d’entreprise basés sur la santé mentale et l’empathie vis-à-vis des travailleurs.

Donner la priorité aux collaborateurs

Impossible de revenir au monde d’avant. Prendre soin de ses collaborateurs doit rester au centre de tous les projets et initiatives en matière de ressources humaines. Si la pandémie nous a appris quelque chose, c’est que les collaborateurs ne sont plus que de simples employés, ils sont les garants de la continuité de l’activité de l’entreprise ! Quelle que soit la situation, ils doivent se sentir psychologiquement en sécurité, soutenus par leurs employeurs et pouvoir s’exprimer et être écoutés.

Les entreprises doivent également porter une attention particulière à l’équité entre leurs collaborateurs qu’ils soient en présentiel ou en télétravail. Entre ceux qui ne font plus le trajet jusqu’à leur bureau et ceux qui doivent y retourner, les entreprises doivent veiller à respecter le nouvel équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Cela peut passer, par exemple, par des horaires de travail flexibles ou en proposant un ou plusieurs jours de congés afin que les collaborateurs puissent profiter de leurs familles.

Tolérance zéro pour le manque de transparence

Au-delà de la façon dont le gouvernement a géré la crise, et permis un sentiment de sécurité renforcé par une communication transparente, beaucoup ont commencé à évaluer la réaction de leurs employeurs. De nombreuses entreprises ont été confrontées à des réductions de personnel, allant du dispositif d’activité partielle à la mise à pied de certains de leurs collaborateurs. Pour les employés concernés par ces changements, une communication transparente a été essentielle pour les aider à comprendre ce que l’on attend d’eux et la réalité de leur futur rôle.

Dans un contexte de crise globale, la transparence ne se limite pas simplement à communiquer les potentiels changements.  Elle doit donner accès aux collaborateurs à une connaissance exhaustive sur une situation et permet d’éviter les procès en intention à l’encontre des entreprises. Il peut s’agir de communiquer sur le nombre de collaborateurs au chômage partiel ou de faire preuve d’une transparence totale en ce qui concerne les résultats de l’entreprise et les conséquences financières. Crise ou pas, la transparence est désormais voulue – et elle sera de plus en plus centrale. L’époque où les employeurs et les employés avaient accès à des informations différentes est désormais révolue.

Développer la montée en compétences rapide

La pandémie a eu un impact significatif sur l’emploi. Dans certains cas, les fonctions et les responsabilités ont été modifiées en profondeur, dans d’autres, les emplois sont menacés de disparaitre. Alors que nous entrons dans une nouvelle année qui sera encore bouleversée par le Covid-19, il est important de se pencher sur les compétences susceptibles de devenir obsolètes. Avant cette crise sanitaire, un savoir-faire a, en moyenne, une durée de vie de 5 ans, mais avec la pandémie qui pousse à l’innovation, ce délai pourrait raccourcir. Les collaborateurs ressentent déjà la pression de devoir acquérir de nouvelles compétences. D’ailleurs, de récentes recherches montrent que 30 % des salariés craignent que leur emploi ne soit plus nécessaire dans les prochaines années et plus des trois quarts s’inquiètent de la façon dont leur rôle va être impacter par la crise.

Même si le confinement et le télétravail ne dureront pas, lorsque nous retrouverons un certain sens de la normalité, les choses seront profondément différentes. De nombreuses organisations ont fait des pas de géant en innovant et en pérennisant leurs services. Les restaurants en sont un parfait exemple. Auparavant, beaucoup d’entre eux faisaient exclusivement de la restauration sur place, mais pour s’adapter, plusieurs restaurateurs ont lancé leurs services de livraison à domicile ou se sont associés à des plateformes de livraison reconnues. Certains sont allés encore plus loin, en faisant preuves de solidarité et d’adaptation pour permettre à chacun de garder son activité comme certains commerçants restés ouverts qui ont permis à ceux n’exerçant pas une activité de première nécessité de travailler partiellement avec des services de click & collect. Une approche novatrice et créative, qui pourrait perdurer dans le temps et donner naissance à des collaborations durables.

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